La semaine dernière, j’ai vécu un épisode incroyable. Il va te paraitre anecdotique quand je vais te le raconter, mais je t’assure que ce que j’ai ressenti pendant et après ne l’était pas.

J’étais en centre ville de Strasbourg, à pied, sur l’un de mes nombreux trajets nécessaires pour le montage de l’évènement d’art auquel je participais (si tu ne sais pas de quoi je parle, je t’invite à lire mon article d’hier).

Je marchais d’un pas rapide et décidé – comme d’habitude lorsque je suis pressée – et j’arrivais devant la cathédrale de Strasbourg, en plein milieu du marché de Noël.

A cet instant, à quelques mètres devant moi, un vélo garé là, bien chargé en sacoches, se renversa en éparpillant une dizaine de lettres au sol. Il s’agissait de la bicyclette du facteur. Je fis une mine embêtée en observant la scène, tout en continuant à avancer vers ce vélo à terre (c’était mon chemin). J’observais les autres passants : tous faisaient la même tête désolée que moi, regardant la scène sans trop savoir quoi faire. Le facteur était visiblement ailleurs, car personne ne se dirigea rapidement vers le vélo renversé pour le redresser.

Moi, continuant ma route vers lui, je me demandai en une fraction de seconde si j’allais agir. Si c’était à moi de le faire. Je décidai que je ne pouvais pas passer à côté comme si je n’avais rien vu. Je m’arrêtai donc et pris le partie de le relever. Des touristes à côté de moi, voyant que je galérais (c’était lourd ce bordel !) sont immédiatement venus m’aider.

Nous redressâmes le vélo puis rassemblâmes les lettres à terre pour les remettre dans les sacoches. A ce moment là, le facteur arriva en nous remerciant.

Je ne me suis pas plus attardée et ai poursuivi mon chemin.

Mais dieu que cette scène m’avait mise en joie. J’avais l’impression non plus de marcher mais de voler, le sourire aux lèvres.
Que j’étais fière de moi !
Que j’ai aimé voir cette entraide soudaine naître entre de parfaits inconnus pour un acte purement civique.
Je me sentais reconnaissante pour ce moment.

Ca peut te paraitre très con comme histoire. Mais ce geste a illuminé ma journée. J’étais vraiment satisfaite d’avoir fait le premier pas, et du coup entrainé d’autres à le faire.

Mais c’était facile tu me diras. Il ne s’agissait que de ramasser un vélo.

Oui et non.

Oui car il n’y avait pas vraiment de peur à dépasser.
Non car il fallait le faire quand même. Oser impulser l’action positive.

Une fraction de seconde, cela m’a traversé l’esprit de continuer mon chemin parce qu’au fond, ce n’était pas mon problème.

Peut-être qu’alors, ce vélo serait resté par terre jusqu’à l’arrivée de son propriétaire, les gens passant autour avec des regards étonnés bêtas comme s’ils n’avaient pas de bras.

Ou peut-être que quelqu’un d’autre aurait fini par impulser l’action.

Cela m’a ramené à une autre auto-réflexion que j’ai souvent : en cas de danger d’un autre être humain sous mes yeux, serais-je assez courageuse pour lui porter secours ? 🤔

Sérieux je me suis souvent posé cette question.

On entend souvent des histoires de personnes qui subissent des agressions ou autre incivilités et personne qui ne lève le petit doigt. Et en même temps, mon optimisme à toute épreuve a envie de répondre à cela : oui mais à l’inverse, on ne souligne jamais assez les actes de bravoure, aussi petits soient-ils. Et je suis persuadée qu’il y a en beaucoup aussi. Sauf qu’on préfère se focaliser sur la plainte et le négatif des choses.

Ferais-je partie de ces personnes courageuses qui bravent le danger pour d’autres ?

J’aimerais pouvoir te répondre un franc « OUI bien sûr sans hésiter ! » Mais en vrai, je sais que dans une telle situation, j’hésiterais.

Par peur pour moi essentiellement.

Je me sens lâche en écrivant cela 😣, mais c’est la vérité.

J’ai lu un jour que ce phénomène d’une foule qui ne vient pas au secours d’une personne isolée en danger provient d’une réaction psychologique de notre cerveau qui se dit : « nous sommes assez nombreux, pourquoi serait-ce à moi de réagir ? »

Cela me parait être une explication plausible mais cela n’excuse rien.

Je me suis souvent dit que si j’avais moi-même un souci dans un transport en commun ou dans la rue, on viendrait à mon secours si j’appelais à l’aide. Que forcément si des gens passaient, ils viendraient m’aider. Mais peut-être pas en fait. 🙄

Si moi je ne suis pas sûre de le faire, alors pourquoi d’autres le seraient ?

De la même façon, je me suis toujours demandée si j’étais comme ces personnes qui ont suivi aveuglément l’autorité dite légitime dans l’expérience de Milgram, jusqu’à faire du mal à l’autre au motif qu’on le leur demandait (cherche sur le Net si tu ne sais pas ce que c’est). Quand j’ai découvert ce test datant des années soixante, je me suis offensée. Je scandais haut et fort que MOI, je ne me serais pas laissée embrigader.

L’expérience a été renouvelée en 2010 avec comme pression psychologique la télévision cette fois-ci. J’ai regardé l’émission. Et là je n’étais plus si sûre de moi…Il m’arrive parfois de ne pas tout de suite oser dire non selon les circonstances.

Finalement, je ne sais pas. J’ose espérer que j’aurais dit NON. J’espère être ce genre de personne mais je n’en suis pas totalement sûre.

Peut-être que je me sous-estime… 🤷🏻‍♀️

Et puis pour me rassurer, je me dis que d’avoir conscience de ma lâcheté potentielle, c’est déjà l’enrayer d’une certaine façon. C’est déjà préparer le terrain si une telle situation se présentait à moi. A ce moment là, je repenserais que je suis capable d’hésiter par peur et je me donnerais le coup de pied nécessaire pour le faire quand même et aider mon prochain. J’espère !

Et enfin, à l’exemple de mon expérience de vélo renversé, je constate qu’il suffit d’une seule personne qui agit pour entrainer d’autres à le faire. Alors si j’étais cette personne, je montrerais le chemin pour que d’autres me suivent et m’aident à aider. Et ça c’est plein d’espoir !

S’il faut un éclaireur, je veux bien le faire. Je peux le faire. J’aime le faire.

D’ailleurs n’est-ce pas ce que je fais d’une certaine façon à travers mes écrits? N’est-ce pas une façon d’affirmer haut et fort ce que tu n’oses pas dire tout haut ? N’est-ce pas une façon de montrer le chemin et de t’autoriser à agir comme moi si cela te plaît et que tu en as envie ?

J’espère que c’est cela. Vraiment de tout mon corps.

Et toi ? Que penses-tu de tout cela ? Que penses-tu de toi dans une telle situation ?

Avec empathie,

Maude alias Maudus
Créatrice de bonheur avec l’envie d’aider

P.S : Une petite photo du marché de Noël de Strasbourg pour illustrer le décor qui m’entoure en ce moment.

Dans le livre que je suis en train d’écrire, il y a plusieurs personnes qui aident directement ou indirectement Mathilde à trouver le véritable Amour et l’épanouissement sexuel 😏, y compris elle-même…
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Sinon, je buche ces jours-ci sur plusieurs surprises à la Maudus que je te présenterai bientôt pour fêter dignement la Vie et la rendre encore plus belle. Reste connecté(e)…😬 🎉 🎅🏻 🎈

Reçevez mes 3 habitudes de Vie indispensables à mon bonheur (que je vous recommande !)

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