Dans mon dernier article, je te parlais de combien il est parfois dur de dire non. La peur de déranger est dans la même veine. Elle fait donc partie des peurs du perfectionniste.

Lis cette histoire et dis moi en commentaire si elle te parle.

La semaine dernière, je prenais un Blablacar pour presque 5 heures de route. Au cours de ce trajet est habituellement prévue une pause à mi-chemin, le temps de faire pipi, se dégourdir les jambes et se ravitailler en nourriture ou boisson.

Lors de cet interlude, je discute avec l’une des co-voitureuse qui s’étonne de me voir une bouteille d’eau à la main. « Moi je n’ose pas boire en voiture… », me dit-elle, « …sinon, je devrais demander à ce que l’on s’arrête plusieurs fois pour aller aux toilettes ; j’ai une petite vessie ».

Elle me parle de sa peur de déranger le conducteur et les autres passagers.

Avec beaucoup de bienveillance, je lui réponds que c’est aussi mon cas (petite vessie), mais que mes besoins primaires (boire et faire pipi notamment) sont des priorités et qu’il m’est déjà arrivé de demander une deuxième pause sans qu’elle me soit jamais refusée.

Je lui raconte les conséquences désastreuses possibles lorsque l’on ne boit pas, ayant déjà amené une amie à l’hôpital pour déshydratation pour les même raisons (nous étions dans un pays très chaud).

Je lui parle de l’importance de faire passer ses BESOINS au premier plan. Combien il est naturel d’avoir besoin de boire ou faire pipi. Que je ne connais personne qui dirait non à une telle demande (enfin j’ose espérer ! 😟).

Je lui donne des conseils pour oser demander la prochaine fois. 
Je lui parle du fait que l’autre ne réagira pas forcément comme sa peur.
Je lui propose d’inverser les rôles et lui demande ce qu’elle répondrait dans un tel cas. Toujours oui, pas vrai ?
Je lui parle de la responsabilité de l’autre de manifester ses propres besoins et limites à sa demande. Ton job est d’exprimer les tiennes ; le sien les siennes. Tant que la communication est claire et en « je », il n’y a aucun problème d’interprétation.

Bref, je l’encourage à respecter d’abord les besoins de son corps, plutôt que de céder à ce qu’elle pense provoquer chez l’autre comme émotion négative.

Et pourtant, je comprenais tout à fait ce qu’elle voulait dire.

Combien de fois, n’ai-je pas osé moi-même exprimer mes besoins ou mes limites par peur de déranger l’autre ? Pas osé dire que j’avais trop chaud, trop froid, besoin d’ouvrir une fenêtre, etc.

Pour un trajet en voiture avec des inconnus ou toute autre situation.

C’est fou comme cette capacité est variable selon notre humeur, les circonstances, l’énergie, qui l’on a en face… 🙄

Que se cache-t-il derrière la peur de déranger (car derrière une peur vis à vis de l’autre se cache toujours une peur vis à vis de soi) ?
Celle que sa demande provoque des pensées négatives chez l’autre à son propos.
Celle qu’il nous juge et nous critique.
Celle qu’il dise NON ou OUI à contre-coeur.
Celle de ne plus être appréciée comme la personne qui se comporte « comme il faut » dans cette situation #alerteperfectionnisme.

—> Celle d’être REJETEE. La big one. Encore elle !

Et comme la vie est comique, une heure plus tard, alors que nous avions repris la route, une forte envie d’uriner me surprend. Que me suis-je forcée à faire à ton avis… ? 😉

Et toi ? Dans quelles situations as-tu peur de déranger et tu te tais ou tu t’adaptes au détriment de tes besoins vitaux ? Trouve au moins un exemple en commentaire, ou dans ta tête.

C’est en prenant conscience de ce type de fonctionnement interne que l’on avance.

Si tu veux le faire avec les bottes de 7 lieux soit beaucoup beaucoup beaucoup plus vite et loin et faire sauter notamment cette peur, je peux t’aider à oser dire NON ou demander à l’autre dans ta vie, qui que ce soit, pour respecter tes besoins et envies profondes : https://www.maudus.fr/liberation/.

Avec compréhension,

Maude

PS : Un lieu dans lequel la Nature s’impose d’elle-même de par son essence et ne se pose pas la question de déranger ou non. Elle est tout simplement.

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