Cet article est long mais il est très très important. Je t’invite donc à le lire jusqu’au bout et garder ce qui résonne en toi…

 

Il y a un paradoxe en moi depuis toujours que j’ai mis du temps à comprendre. À vrai dire, les réponses se présentent à moi seulement ces derniers temps.

J’ai toujours détesté cette facilité qu’a l’être humain à juger et critiquer l’autre. Particulièrement lorsque j’entends des remarques négatives sur quelqu’un que je connais (et qui n’est pas là), je ressens une forte injustice et souvent, je prends sa défense, contre-arguments à l’appui.

Dingue cette capacité à se critiquer au sein d’une même famille !

Je n’aime pas non plus lorsque l’on critique les gens que l’on ne connaît pas. Que l’on voit à la télé ou dans la rue. Pour leur physique. Leur accent. Leur intelligence…

Ça me rend folle ce manque de bienveillance !!!! 😤

Ça m’exaspère surtout parce que j’ai peur que l’on fasse la même chose avec moi derrière mon dos. Il m’arrive d’imaginer mes proches baver sur moi et ça me fait mal. Ça fait mal à la petite fille perfectionniste qui a envie d’être aimée dans son entièreté et par tout le monde. La moi qui a peur d’être rejetée.

« Ne fais pas à l’autre ce que tu n’aimerais pas que l’on te fasse », dit le proverbe.

Mais en réalité, je ne suis pas une sainte.

J’ai moi aussi beaucoup jugé et critiqué dans ma vie. Et je le fais encore.
Dans ma tête ou carrément assumé lors de discussion, avec la complicité d’autres personnes.

Pour preuve, je viens de juger ceux qui jugent 😅.

Parfois même, il m’arrive de manipuler le cours d’une discussion pour l’emmener sur LE sujet de LA personne sur laquelle j’ai envie d’entendre des ragots.

Dur d’admettre cela…. mais depuis que j’en ai pris conscience, je ne peux plus le nier 😌 #cotéobscur.

C’est ce dégoût du jugement, et cette envie irrésistible de le faire parfois, que je ne comprenais pas.

Car cracher sur l’autre parfois fait du bien.
Tu ne peux pas t’en empêcher, même si tu sais que c’est mal. Même si tu résistes un peu, certains mots durs à propos de quelqu’un te brûlent les lèvres. Et lorsqu’ils sortent, tu ressens une forme de soulagement, encore plus lorsqu’il sont confirmés par d’autres. Même si tu culpabilises après coup (ou pas du tout).

Des fois aussi, le jugement sort de toi instantanément, de manière automatique selon les sujets. Comme une éructation évidente.
« Beurk les gros ! »
« Tu l’as vu lui avec son look ? »
« De la merde ce qu’il raconte ! »

Tu connais pas vrai ? Viens me le confirmer en commentaire si tu oses l’assumer 😉.

Je comprends maintenant ce qui se cache derrière. Et c’est du lourd ! Tu es prêt(e) ? Accroche-toi !

Lorsque tu juges l’autre pour X action, comportement, attitude, façon de faire ou d’être, pour ses biens matériels, c’est avant tout TOI que tu juges. L’autre n’est que le miroir de ce que tu n’acceptes pas chez toi. Une de tes parts d’ombre ou de lumière. Cet autre que tu as envie de critiquer représente ce que tu as peur de laisser exprimer chez toi, en positif ou en négatif.

Parce que sinon, tu t’en ficherais complet de la différence de l’autre. Il pourrait être, faire ou avoir sans que cela te dérange. Sans que cela provoque une tempête émotionnelle (de colère, dégoût, tristesse, frustration, jalousie, envie) en toi.

Je te donne un exemple. Je suis souvent admirative de certaines femmes, qui assument entièrement leur sensualité, leur beauté, leur sexitude. Par le passé, alors que je me cachais encore derrière des vêtements amples et peu féminins, j’avais la critique facile face à des femmes qui s’habillaient sexy, avaient du succès avec les hommes, et s’en fichaient du regard des autres.
C’était bien entendu la non acceptation de la femme que j’étais à l’intérieur qui s’exprimait.

Lorsque j’étais célibataire longue durée, je me délectais de critiquer certains couples, d’apprendre qu’ils n’étaient pas si heureux que ça, ou que finalement, ils se séparaient. Une part de moi ressentait de la compassion. L’autre de la jouissance.

(Oui je sais c’est c’est horrible mais c’est la vérité 🤷🏻‍♀️).

Par le passé, je jugeais facilement les gens spirituels. Je les prenais pour des illuminés qui n’avaient rien compris à la vie et se laissaient aller à des croyances (que l’on ne pouvait même pas vérifier !) et des pratiques bizarres pour se rassurer et éviter de voir la réalité en face (de la mort notamment). Je les trouvais faibles, irraisonnés, déraisonnables, pas sérieux. Que des adjectifs qui qualifiaient ce que je ne m’autorisais pas à être. Mon mental qui avait peur de cette part de moi qui était attirée par l’invisible.

Et par-dessus tout, je ne supportais pas quelqu’un qui pleure en public ou s’émeut facilement. Devant ma télé, je les traitais de mauviettes et je zappais. Insupportable à voir. Insupportable à l’époque d’assumer ma propre vulnérabilité et ma sensibilité.

Autre découverte importante : ce que tu critiques chez l’autre n’est pas forcément LE comportement, LA façon d’être que tu veux inconsciemment reproduire. Pas forcément à l’identique. Il est important de creuser et de comprendre plus subtilement ce que ça évoque chez toi.

Exemple : Je n’ai jamais rêvé de porter des décolletés plongeants tous les jours mais c’est pour moi le symbole d’une sexualité assumée.

Tout ce que je te raconte traduit un manque d’amour pour toi-même. Un amour conditionnel : seules certaines parties de toi sont admises et peuvent être montrées.

C’est un manque d’amour inconditionnel. C’est assez effrayant de voir combien l’Homme, de manière général, ne s’aime pas. Ou qu’à condition que… alors que le monde en aurait tellement besoin !

Depuis que j’apprends à m’aimer mieux, je gagne en bienveillance, c’est fou !
Au fur et à mesure que mon juge intérieur s’apaise (et lorsque l’on est contrôlante, il en tient une sacrée couche le gars 😒!), je ressens tellement moins le besoin de critiquer l’autre. 
Mon exigence envers les autres diminue en même temps que l’exigence envers moi-même. 
La tolérance et l’amour de l’autre, même s’il est totalement différent de moi, augmentent avec ceux que je développe pour moi.

Aujourd’hui, je ne ressens plus l’envie, ni le besoin d’entrer dans le jeu de la critique lorsque quelqu’un d’autre veut m’y emmener lors d’une discussion. Pas toujours du moins… 😉

Ça ne veut pas dire que je suis plus sage que toi. Juste que j’apprends à me comprendre et m’aimer dans mon entièreté.

Alors comment on fait quand on sait ça ?

Tout l’enjeu est d’accepter ces parts de toi que tu refoules. De les accueillir. Même pas forcément de les incarner mais juste d’accepter qu’elles soient là, en toi.

Il est aussi important d’accueillir cette part d’ombre qui aime et a besoin de critiquer. De ne pas la renier.

Parce que si ce manque de bienveillance des autres m’énerve, c’est que je n’accepte pas complètement ma propre capacité à juger. Tu saisis ?

Les miroirs que l’autre te renvoie et les prises de conscience à avoir sont partout ! Et je trouve ça assez passionnant 🤓

Le sujet d’accepter ma part d’ombre est totalement mon sujet d’actualité. À chaque fois que quelqu’un provoque en moi une envie de critiquer, je pars en quête de la part d’ombre non acceptée qu’il vient titiller en toi et j’essaye de l’accueillir.

Ce n’est pas simple car lorsque l’on est perfectionniste, on ne veut montrer que le positif de soi. L’acceptable. Le communément admis d’admirable.

Mais c’est incontournable.

Car — je t’en reparlerai — mais pour se sentir complète et briller totalement, il est important d’accueillir et d’accepter ton côté obscur. Celui tu aimes le moins montrer mais qui fait partie de toi.

Car la lumière n’existe pas pas sans l’ombre.
Car ce qui est brillant est sublimé par ce qui est sombre.

Car la compassion n’existerait pas sans le jugement et inversement.
La beauté sans la laideur.
La gentillesse dans la méchanceté.
L’honnêteté sans la manipulation.
La loyauté sans le défiance.
La force sans la faiblesse.

Et ainsi de suite.

Car nous sommes UN PARFAIT.
Nous sommes complexes.
Nous sommes à la fois bien et mal. Lumière et ombre.
Et nous sommes là pour expérimenter cette dualité.

Je sens que cet accueil de notre ombre sera un sujet important des accompagnements que je fais et ferai ces prochains temps.

Si tu te sens prête à réunir les deux parts de toi-même et te sentir enfin complèt(e), je t’invite à prendre RDV avec moi. J’ouvre une nouvelle place pour un accompagnement débutant en septembre : https://www.maudus.fr/transforme-ton-existence/

Oui, il s’agira de regarder tes parts d’ombre en face. Oui, cela peut être inconfortable par moments. Mais tellement libérateur, si tu savais ! 😃 J’ai plongé dans mon côté obscur, je suis en train de le comprendre, et je peux t’affirmer combien c’est beau et magique ! Tout s’ouvre alors devant toi….😍

P.S : J’ai choisi cette photo de moi qui illustre pas mal ma sensualité que j’ai réussi à laisser exprimer avec les années mais aussi mon dark side !