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Un Noël en Alsace – 4ème dimanche de l’Avent

Un Noël en Alsace – 4ème dimanche de l’Avent

20.12.2015.

Nous voici déjà le dernier dimanche avant Noël ! En ce 4ème dimanche de l’Avent, il s’agit d’allumer les quatre bougies de votre couronne de l’Avent et d’inaugurer la dernière qui n’avait pas encore été entamée. Libre à vous de les regarder se consumer jusqu’au bout ou d’attendre le soir du Réveillon pour cela.

article Noël en Alsace 4-1

Après les trois premiers volets dans lesquels je vous raconte comment l’on fête le 24 décembre du côté de chez nous, j’ai encore en stock quelques spécificités propres à l’Alsace au moment des fêtes de Noël à vous présenter, dont parmi elles :

 

Les chants de Noël

Késako ?

Aaaaah que serait Noël sans les chants de Noël ?! Toutes ces comptines que l’on vous apprend dès l’enfance. Les plus connus sont « Petit Papa Noël » ou encore « Mon beau sapin » ou « Vive le vent » ou encore « Il est né le divine enfant » ou encore « Douce Nuit » (yen a trop de connus en fait !). Mais la particularité en Alsace, c’est que leur nombre est dédoublé car elles sont chantées aussi bien en allemand qu’en français.

C’est cadeau, une petite compilation pour qu’elles rentrent dans votre tête et n’en sortent plus d’ici le 25 :

Origine :

À l’origine, comme beaucoup de traditions de Noël, les chants de Noël sont chrétiens et célèbrent la naissance de l’enfant Jésus, la joie et l’espérance.

En Angleterre, on en chante depuis le Moyen Age. La tradition veut que des enfants aillent les chanter, de porte en porte, à partir de la Saint Thomas (le 21 décembre).

Plusieurs chants traditionnels sont originaires d’Allemagne tels que « Stille Nacht » (« Douce Nuit ») qui a été composé en décembre 1818 par Josef Mohr, le prêtre de l’église Saint Nicolas d’Obendorf près de Salzbourg.

Le chant « O Tannenbaum » (« Mon beau sapin ») a été créé en 1824 sur l’air d’une chanson populaire allemande par un professeur de Leipzig.

Le plus ancien chant de Noël en français ayant subsisté jusqu’à nos jours est « Entre le bœuf et l’âne gris » qui a été composé au début du XVIe siècle (connais pas perso !).

Pendant les XVIIIe et XIXe siècles, de nombreux chants ont été écrits pour célébrer Noël dont « Il est né le divin enfant ».

Aujourd’hui, la tradition des chants de Noël s’est répandue dans le monde entier.

 

Avec mes yeux d’enfant… :

Dans les petites classes, nous apprenions systématiquement les chants de Noël en allemand (seconde langue obligatoire et langue d’origine de ces chants comme vu précédemment). Encore aujourd’hui, je peux (oui je le peux ! #fière…enfin je crois…) vous chanter « Oh Tannenbaum » (« Mon beau sapin ») ou « Stille Nacht » (« Douce nuit ») ou des titres inédits en français tel que celui-ci (que j’ai retrouvé grâce à l’écriture de cet article et je viens d’entonner toute fière à voix haute avec une sourire béa d’enfance retrouvée ! :-D) :

La chanson du bonhomme de neige, je l’adorais !… jusqu’au jour où, mon professeur de musique de collège, alors que nous l’apprenions en classe, jugea attivement (oui parce que M. H…., j’affirme haut et fort encore aujourd’hui que c’était complètement FAUX !) que je ne chantais pas assez fort et aigu et me fit venir devant pour la chanter à nouveau, TOUTE SEULE ! C’est alors que mon amie d’enfance, Agathe (#bisous Agathe !), se moqua de moi et vint me rejoindre devant (OOoooh merci à toi ! :-*). Ce fut un moment affreux mais un duo mémorable puisque je raconte cette anecdote encore aujourd’hui 🙂

Aujourd’hui :

Nous avons, au sein de la famille, deux CD qui ne sont sortis et mis en boucle QUE le soir du 24 décembre : les chants de Noël de Pavarotti et Mireille Mathieu :-).

Dans les marchés de Noël, il est fréquents d’entendre un font musical de chants de Noël ou de croiser des musiciens nomades qui les jouent dans la rue.

 

Le foie gras d’oie

Késako ?

Vous devez vous dire : mais pourquoi elle me parle de cela maintenant ? Eh bien parce que du côté de chez nous, pas de Noël sans foie gras !! C’est une spécialité culinaire à base de foie frais issu de l’engraissement par gavage des oies et des canards. Généralement servi en entrée, il est à déposer délicatement (et non à tartiner hein !) sur un toast grillé ou du pain d’épices, accompagné d’une compotée d’oignons, de confiture de figues ou des grains de sel selon les goûts de chacun (mmmiaaaam j’en ai l’eau à la bouche). Le tout accompagné d’un vin blanc d’Alsace tel que le Pinot gris ou le Gewurztraminer. Et attention, il s’agit bien de foie gras d’oie et non de canard plutôt produit dans le Sud Ouest de la France.

foie gras

Origine :

Le gavage des oies ou canards était déjà pratiqué 2500 ans avant JC par les Égyptiens mais pour la tendresse de la viande alors plus grasse et goûteuse.

Ce sont les Romains qui commencèrent à exploiter le foie de ces animaux en tant que plat et l’appelèrent « Jecur ficatum » (foie aux figues).

A la chute de leur Empire, la tradition du foie gras se développa en Europe sous l’influence des Juifs. Notamment implantés en Alsace en France, ces derniers n’avaient pas le droit d’utiliser du beurre pour cuisiner de la viande.

Dès le XVIème siècle, les juifs alsaciens composèrent des recettes de foies gras avec une dizaine d’épices telles que la coriandre, la muscade, le clou de girofle etc.

Mais la recette a été remise à la mode par Jean-Paul Clause, le jeune cuisinier du maréchal de Contades, gouverneur de Strasbourg en 1778, qui voulait impressionner ses convives. Appréciée de tous, la recette fut présentée à Louis XVI qui l’aima beaucoup et le plat devint ainsi célèbre. Le cuisinier, resté en Alsace, monta ensuite sa propre production de foie gras.

 

Avec mes yeux d’enfant… :

J’ai toujours vu ma soeur et demi soeur adorer le foie gras à Noël alors que mon demi frère et moi lui préférions les escargots. C’était d’autant plus un plaisir pour elles et mes parents qu’il s’agissait du seul moment de l’année où nous en mangions. Avec les années, mon palais a dû s’affiner car j’en raffole également. Hâte d’être au 24 au soir pour en déguster…!

 

Aujourd’hui :

Le gavage des oies ou des canards est une pratique de plus en plus critiquée et remise en question car considérée comme de la torture animale. Elle est notamment interdite dans certains pays européens voisins tels que l’Allemagne, l’Italie, la Pologne, l’Espagne, la Suisse, la Finlande, ou encore la Pologne.

Alors que la moitié des français serait favorable à l’interdiction du gavage (source : article des DNA du 20/12/2015 – Etude réalisée par OpinionWay), 79% d’entre eux considèrent le foie gras comme un met incontournable lors des fêtes de fin d’année (source : CIFOG).

 

Le 26 décembre férié

Késako ?

Vous ne le saviez peut-être pas mais en Alsace-Moselle, le 26 décembre est un jour officiellement férié. Personne ne travaille, les magasins sont fermés, les estomacs digèrent ou recommencent à manger, des bottes de sapin de Noël emportées par le vent traversent les rues désertes…

Origine :

Encore un joli héritage des allemands ! En Alsace-Moselle, nous bénéficions, grâce au droit local (dispositions particulières héritées et gardées de l’Empire allemand dans différents domaines), de deux jours fériés supplémentaires par rapport aux autres départements français, et le 26 décembre en fait partie (avec le vendredi de Pâques) ! L’ordonnance qui l’établit date du 16 août 1892.

Pourquoi le 26 décembre ? C’est la Saint Etienne, fête chrétienne commémorant le premier martyr de la chrétienté selon le Nouveau Testament. Il fut accusé, en l’an 36, de blasphème contre le sanhédrin, assemblée législative traditionnelle et tribunal suprême du peuple juif siégeant à Jérusalem, et fut condamné à la lapidation.

Le reste de la France bénéficiait aussi de ce jour chômé avant 1905, date à laquelle l’Etat laïc le supprima car il s’agissait d’un jour férié religieux. L’Alsace et la Moselle étaient alors encore sous contrôle allemand. En 1918, les trois départements redevenus français refusèrent d’abandonner cet avantage (entre autres).

Avec mes yeux d’enfant… :

Le 26 décembre était le troisième jour de Noël, fêté généralement avec le reste de la famille, pour moi le côté maternelle avec mes grands-parents, mes tantes et tous mes cousins et cousines. Bref, un nouveau gros repas de famille (paupiettes de voeux et spaëtzele (sortes de pâtes alsaciennes)) et des cadeaux en perspective ! 🙂

Aujourd’hui :

Nous ne fêtons plus Noël jusqu’au 26 décembre mais ce jour de repos supplémentaire est une aubaine, surtout depuis que nous sommes dans la vie active !


À travers des quatre volets d’un Noël en Alsace,  j’espère vous avoir appris des choses sur l’origine de certaines de nos traditions, mais j’espère surtout avoir réussi à vous faire voyager et vous emmener dans l’ambiance si particulière que nous vivons dans cette région qui m’est si chère.

 

Venez me le dire dans les commentaires ci-dessous…
Et partagez l’article si vous l’avez aimé !

 

Je vous invite à (re)découvrir les autres articles que j’ai dédié à Noël en Alsace :

Je vous souhaite des très belles fêtes de Noël !

 

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