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Un Noël en Alsace – 3ème dimanche de l’Avent

Un Noël en Alsace – 3ème dimanche de l’Avent

13.12.2015.

Noël approche à grands pas et les festivités continuent à battre leur plein en Alsace. Après la présentation, entre autres, des marchés de Noël, du Saint Nicolas, de la couronne de l’Avent et des bredele, vous pensiez que nous avions fait le tour des traditions locales pour les festivités de fin d’année ? Et bien, non ! Par ici nous aimons la quantité… 🙂

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En ce 3ème dimanche de l’Avent (et donc la 3ème bougie de la couronne de l’Avent à allumer), je vous propose ainsi de découvrir (et de goûter) :


Le sapin de Noël

Késako ?

Euuuh ai-je vraiment besoin de vous présenter ce symbole devenu incontournable de Noël ? Il s’agit d’un sapin fraîchement coupé (parfois plus petit et en plastique à défaut de place et/ou de budget), que l’on installe dans son salon et que l’on décor avec des boules de couleurs, guirlandes, des bougies, des figurines, des cheveux d’anges, une étoile à son sommet, à partir du mois de décembre. On dépose à son pied tous les cadeaux qui seront ouvert le 24 au soir ou le 25 décembre.

photo article Noël Alsace 3-1 petit

Origine :

C’est là que j’espère vous apprendre des choses : le sapin de Noël trouve son origine en France, en Alsace, dans la ville de Sélestat à partir de 1521 pour être exacte.

Initialement, il s’agissait d’une tradition païenne des celtes qui fêtaient le 24 décembre comme le jour de la renaissance du Soleil d’après leur calendrier lunaire. Ils associaient le mois de décembre à l’épicéa, symbole de l’enfantement.

Les chrétiens germaniques ce sont appropriés cette coutume à partir du XIème siècle en représentant l’arbre du Paradis par un sapin garni de pommes rouges (référence à Adam et Eve).

La tradition du sapin serait apparue en France en Alsace à partir du XIIème siècle mais ce n’est qu’en 1521 que l’on trouve la 1ère trace écrite le mentionnant. Les alsaciens ont alors le droit de couper les arbres encore verts à la Saint Thomas, le 21 décembre. Les protestants développèrent ensuite cette tradition du sapin comme symbole de la nativité pour se démarquer du symbole de la crèche des catholiques.

Progressivement, cette mode s’est répandue dans toute l’Europe protestante, de la Scandinavie  jusqu’en Angleterre :

  • En 1738 , Marie Leszczynska (polonaise ayant vécu à Wissembourg), épouse de Louis XV, roi de France, aurait fait installer un sapin de Noël dans le château de Versailles.
  • La princesse Hélène de Mecklembourg l’apporta à Paris en 1837 après son mariage avec le duc d’Orléans.
  • En Grande Bretagne, l’époux, le Prince Albert, époux de la Reine Victoria d’origine allemande, fit dresser un sapin de Noël au château de Windsor en 1841.

Copiant la cour du Roi, cette tradition s’est ensuite répandue dans la bourgeoisie de toute l’Europe puis auprès du peuple à partir du XVIIIème.

On estime qu’elle s’est démocratisée et généralisée en France après la guerre de 1870 alors que de nombreux alsaciens mosellans se sont installés sur le reste du territoire.

 

Avec mes yeux d’enfant… :

Comme chez vous certainement, lorsque j’étais enfant, le jour où l’on partait choisir notre sapin de Noël, qu’on le ramenait à la maison, puis qu’on le décorait en famille, était MAGIQUE ! J’ai des flashs très précis de notre indécision quant au choix du plus beau sapin, ou du positionnement stratégique de telle boule ou guirlande de Noël. Que de gros dilemmes avions-nous à cette époque ! 😉 Jusqu’à mes 18 ans, il trônait chaque mois de décembre dans le salon, toujours plus beau et majestueux, et rassemblant toujours plus de cadeaux.

 

Aujourd’hui :

La tradition de l’installation du sapin de Noël a malheureusement disparue dans ma famille par manque d’envie, de logistique… Cependant, nous érigeons chaque année notre propre sapin plan B de Noël dans la maison familiale : une année ce fut une photo d’un sapin sur la télé (avec les cadeaux en dessous), une autre une statue qui fut décorée (avec les cadeaux en dessous), une autre un arbre en bougies. Bref le tout est de trouver ce qui pourra accueillir les cadeaux !

A Strasbourg, chaque mois de décembre, l’installation du sapin de Noël de plus de 30 mètres (l’un des plus haut d’Europe décoré pour Noël) est un évènement et son illumination en grandes pompes marque le début des festivités et l’ouverture des marchés de Noël.

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Les décorations du sapin de Noël

Késako ?

Il est de coutume de décorer le sapin de Noël pour qu’il soit le plus joli, magique, chaleureux possible. Généralement il s’agit de boules de couleur en verre, des guirlandes de lumières ou avec des fils métalisés, de petits personnages, des cheveux d’ange ou encore d’une étoile à son sommet.

 

Origine :

Les premiers arbres de Noël, apparus en Alsace au XVIème siècle, sont décorés de roses, de pommes, de confiseries et de petits gâteaux. L’étoile au sommet de l’arbre était le symbole de l’étoile de Bethleem qui guida les Rois Mages.

Au XVIIème et XVIIIème siècles, apparaissent les sapins illuminés par de petites bougies. On utilisait des coquilles de noix remplies d’huile de lampe à pétrole à la surface desquelles des mêches flottaient ou des chandelles souples nouées autour des branches (même pas peur des incendies !)

En 1858 un artisan verrier eut l’idée de créer la boule de Noël à l’image de la pomme suite à un hiver particulièrement rigoureux qui avait affecté les récoltes.

Il faut attendre 1880 pour que les premières décorations électriques apparaissent aux Etats-Unis. Les sapins extérieurs deviennent alors rapidement monnaie courante en Amérique. Après la Première Guerre mondiale, cette nouveauté gagna l’Europe et se généralisa finalement vers le milieu du XXe siècle.

Jusqu’en 1950, c’est en majorité en Allemagne et en Europe de l’Est que sont produites les décorations de Noël telles que les boules en verre ou en bois, les personnages en bois peint ou de cires ou les cheveux d’ange en fibres métalliques.

 

Avec mes yeux d’enfant… :

Comme dit précédemment, le moment de la décoration du sapin de Noël était un moment génial. Nous nous battions parfois gentiment avec ma soeur pour savoir qui aurait le droit de placer telle boule ou guirlande. Le soin de positionner l’étoile en haut du sapin revenait généralement à mon père car il fallait être grand 🙂

J’ai également le souvenir de décorer les fenêtres avec de la fausse neige et à l’aide de pochoirs ou par des décorations en caoutchouc qui tenaient toutes seules  aux vitres comme des ventouses. Nous adorions ça ! 

 

Aujourd’hui :

Nous installons chaque année des décorations dans chacune de nos maisons et appartements, même ailleurs que sur le sapin de Noël et avec des variantes selon les envie de l’année.

Vous pouvez retrouver des vendeurs de décorations de toutes sortes et de toutes les couleurs dans chaque marché de Noël.

Chaque année, tous les regards se tournent vers le sapin de Noël de Strasbourg et l’on se demande comment il sera décoré cette année. Jusqu’en 2013 et pendant 20 ans, c’est la décoratrice alsacienne Antoinette Pflimlin qui était aux commandes de la décoration (elle a également décoré celui de New York l’an passé). Aujourd’hui, c’est la société Sigmatech qui assure le spectacle.

Cette année il change de couleur, passant du vert au rouge au bleu !

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Le pain d’épices

Késako ?

C’est un gâteau ou plutôt un pain relativement mou au goût de miel et d’épices. Il peut prendre différentes formes et notamment en Alsace, celui d’un bonhomme tel que le Mennele (comme dans Shrek !), d’une étoile ou d’un bretzel.

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Origine :

Les égyptiens et les romains consommaient déjà du pain au miel.

Le pain d’épicess tel que nous le connaissons serait d’origine chinoise et s’appelait « mi-kong » (pain au miel) au Moyen-Age. Il était réalisé à base de farine de froment et de miel, parfumé de plantes aromatiques et cuit au four. Il faisait partie des rations de guerre des cavaliers chinois qui le répandirent chez les arabes

Au XIIIe siècle, les Occidentaux le découvrirent en Terre Sainte lors des croisades et en rapportèrent la recette et les épices.

Un texte de 1453 rapporte que le pain d’épicess était sur les tables alsaciennes des moines de Marienthal à l’occasion des fêtes de Noël.

Au XVIIe siècle à Nuremberg le pain d’épicess était déjà une véritable tradition que l’on trouvait au moment de Noël au Christkindmarkt (marché de Noël).

Au XVIIIe siècle, la ville de Reims est la plus réputée pour son pain d’épicess grâce au miel champenois et à la farine de seigle, où une vingtaine de fabricants y officiaient. Le roi Henri IV les reconnu officiellement comme corporation en 1596.

Dijon devint également une ville emblématique du pain d’épicess à partir 1711 et se différencia par sa recette à base de farine de froment et la présence d’anis.

A la Renaissance, les « Lebküchler » (pain d’épiciers) étaient si nombreux en Alsace qu’ils avaient leur propre corporation dont l’emblème représentait un ours en bretzel. Le village de Gertwiller par exemple, situé au pied du mont Sainte-Odile, abritait neuf fabricants de pains d’épices au début du XXème siècle. Il en subsiste aujourd’hui deux. ainsi que le Musée du pain d’épices ouvert en 1998 où vous trouverez des moules en bois fruitiers finement sculptés et représentants des scène témoignant du luxe entourant le pain délice en raison du prix des épices de l’époque.

 

Avec mes yeux d’enfant… :

Je ne vais pas pouvoir vous faire l’éloge du pain des épices : JE N’AIMAIS PAS CALA. Cependant il est l’un des compagnons de mes Noëls puisque je l’ai toujours vu posé sur la table ou dans la bouche de mes proches (la boite rouge avec des pains d’épices en forme de bretzel – spéciale dédicace à mon père !).

 

Aujourd’hui :

On dit souvent que les goûts évoluent en devenant adulte. En ce qui me concerne pour le pain d’épices, ce ne fut pas le cas. JE N’AIME TOUJOURS PAS CELA !

Je sais cependant que bon nombre de personnes en rafolent avec un verre de vin chaud. Vous en trouverez dans tous les marchés de Noël ou supermarché d’Alsace. À Strasbourg, des boutiquesouvertes toute l’année sont entièrement dédiées au pain d’épices.

 

DIY :

Voici une recette du blog « Le coin de Joëlle », pour réaliser son propre pain d’épices, qui a l’air sympatoche. Je ne la tenterai jamais et ne la gouterai jamais ; j’attends donc vos retours sur la question ! 🙂

Le vin chaud

Késako ?

Le vin chaud est la boisson incontournable des marchés de Noël en Alsace, comme dans tous les pays du Nord-Est de l’Europe. Il s’agit de vin rouge mélangé avec du sucre, de l’orange ou autres agrumes, et surtout des épices telles que la cannelle, les clous de girofle ou de la vanille. On chauffe et on laisse massérer le tout à feu doux.

À noter que plus la cuisson est longue, plus le degré d’alcool diminue. Vous ne croisera donc pas que des gens bourrés aux marchés de Noël :-p. C’est au contraire un goutteux moyen de se réchauffer…

 

Origine :

Cette boisson chaude appelée « hypocras » est apparue dans la Grèce antique vers 460 avant JC. Elle était une potion de médecins aidant la population à lutter contre certains maux (pas maaaal !l’excuse :-)).

Les romains également ajoutaient au vin du miel, du poivre, du laurier, des noix et des dattes. Ils appelaient cette boisson« Conditium Paradoxum » et la servaient lors des banquets pour faciliter la digestion (pas maaaal comme autres excuse ! ;-)). Cette pratique existait également parce que les épices et autres ajouts permettent au vin de se conserver plus longtemps sans s’oxyder.

L’extension de l’empire romain a permis d’exporter les vins épicés dans toute l’Europe.

A l’époque médiévale, des variantes de recettes ont fait leur apparition, plus sucrées et comportant plusieurs épices comme le clou de girofle et la cannelle telle la recette que l’on connait aujourd’hui. Parait-il que Louis XIV himself en raffolait !

 

Avec mes yeux d’enfant… :

Sans pour autant qu’il ait de consommateurs dans ma famille (je suis originaire d’une famille sans alcool), c’est une odeur reconnaissable et qui m’a toujours était très familière de Noël.

 

Aujourd’hui :

Elle embaume encore aujourd’hui tous les marchés de Noël alsaciens et allemands sous le nom de « Glühwein». Personnellement, je préfère au vin chaud ses dérivés, à savoir un jus d’orange ou de pomme chaud. Artisanaux et également mélangés aux épices, ils sont tout autant délicieux !

 

DIY :

Voici une recette toute simple pour réaliser son vin chaud traditionnel : http://www.madeinalsace.com/la-recette-du-vin-chaud-alsace-strasbourg/

Voici une recette pour du jus d’orange chaud que j’ai réalisée au dernier Noël qui nous a régalés : http://chaymacuisine.canalblog.com/archives/2013/01/15/26160077.html


Alors, n’êtes-vous pas désormais convaincu que les fêtes de Noël prennent une saveur particulière en Alsace ?  

Venez me le dire dans les commentaires ci-dessous…
Et partagez l’article si vous l’avez aimé !

 

Je vous invite à (re)découvrir les autres articles que j’ai dédié à Noël en Alsace :

Je vous souhaite des très belles fêtes de Noël !

 

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