C’est déjà pleinement immergée dans une ambiance festive alsacienne de Noël que je fête avec vous ce 2ème dimanche de l’Avent en continuant à vous faire découvrir les particularités festives du coin.

J’en profite également pour vous inviter à allumer une 2ème bougie sur votre couronne de l’Avant (accompagnée de la 1ère) et à les faire brûler d’1/4 supplémentaire.

photo article Noël Alsace 2-1

 

Aujourd’hui c’est également, la Saint Nicolas, l’un des symboles de Noël en Alsace ! Pour ceux qui ne connaissent pas ce personnage mythique, je vous invite à lire le premier chapitre de cet article sur les particularités de Noël en Alsace. Clémentines, männele et autres friandises sont à l’honneur !

 

Dans ce deuxième chapitre, je vais vous faire découvrir quatre autres ingrédients incontournables comestibles ou non de la région :

 

Les marchés de Noël

Késako ?

Tout le monde connaît désormais la tradition des marchés de Noël. Il s’agit de regroupements de maisonnettes en bois dans lesquelles des artisans locaux vendent des fabrications typiques du coin en rapport à Noël. Vous pouvez y trouver des décorations pour votre maison, crèche ou sapin telles que des boules, des guirlandes, des bougies, des figurines, des boîtes à musiques, et (beaucoup) de nourriture comme du vin chaud, des bretzels, des tartes flambées sur baguettes, du pain d’épice, des bredele, des têtes de nègres (patience je vous en parle plus tard…), et bien d’autres gourmandises typiques.

Désormais largement répandues dans le reste de la France, il n’y a pourtant que dans l’Est que l’on peut trouver les vrais de vrais (phrase totalement chauvine et assumée! Que l’on vienne pas me parler par exemple du « marché de Noël » de la Défense à Paris avec ses cabanes vendant tout et n’importe quoi !).

 

Origine :

Les premiers marchés de Noël datent du XIVème siècle et étaient installés en l’honneur du Saint Nicolas en Allemagne. Le premier document écrit qui en atteste, parle d’un marché en 1473 à Dresde. Les plus connus sont ceux de Nuremberg, Francfort, Dresde, Berlin ou Munich (N.B : qu’il faut que je visite encore – ajouté à ma liste des choses à faire dans ma Vie !).

Au Moyen Age, un marché était organisé à Strasbourg (le plus ancien marché de Noël français) également en prévision de la Saint Nicolas du 6 décembre et afin que les parents puissent se procurer des jouets, friandises et autres cadeaux.

Avec la Réforme protestante, le Saint Nicolas fut remplacé par le personnage du Christkindel (que je vous présente après) et le marché de Noël strasbourgeois devint Le Christkindelsmärik à partir de 1570 installé place du Château à côté de la cathédrale.

Pour ceux qui connaissent Strasbourg, le marché de Noël fut transféré de 1830 à 1870 sur la place d’Armes (actuellement la place Kleber) puis sur le place Broglie.

La tradition des marchés de Noël s’est répandue et a été utilisée de façon plus commerciale dans le reste de la France à partir des années 90.

 

Avec mes yeux d’enfant… :

Jusqu’il n’y a pas si longtemps, je ne savais même pas qu’ailleurs il n’y avait pas de marchés. Pour moi, cette tradition a toujours fait partie intégrante de Noël ! Que ce soit en Alsace ou chez nos voisins allemands, se promener au marché de Noël a toujours était une sortie annuelle en famille ou entre amis.

 

Aujourd’hui :

En Alsace, vous trouvez un marché de Noël sur les places de la plupart des villes ou villages. Les plus connus restent ceux de Strasbourg (le plus grand d’Europe) ou Colmar. Ils débutent le 1er week-end de l’Avent et se terminent avec les fêtent de fin d’années.

De nombreuses animations sont également organisées tout le long du mois de décembre telle qu’un défilé de chars à l’occasion de la Saint Nicolas.

Depuis quelques années (et notamment la mise en place du TGV depuis Paris), celui de la capitale européenne attire plus de 2 millions de visiteurs par an. Vous trouverez plus de 300 chalets répartis sur 12 sites de la ville et notamment sur les 3 places (du Château, Kleber, et Broglie) citées plus haut.

Un concours est d’ailleurs organisé chaque année par le site site European Best Destination pour élire le plus beau marché de Noël d’Europe. Depuis 2 ans, c’est Strasbourg (le plus grand d’Europe) qui est plébiscité parmi 15 autres destinations dont des marchés allemands ou autrichiens.

Vous pouvez voter également cette année si vous avez eu la chance de le visiter et si vous l’avez aimé : http://www.europeanbestdestinations.com/christmas-markets/

2015 est une année particulière. Suite aux attentats, des mesures exceptionnelles de sécurité et de contrôle ont été mises en place, permettant que l’ambiance si festive de Noël reste intact en centre ville. Malgré tout, on sent pour l’instant une nette baisse de fréquentation par rapport aux autres années. Espérons que la crainte ne découragent pas les visiteurs de découvrir cette féerie si particulière et qui nous est si chère.

 

Photos des marchés de Noël de Strasbourg prises ce week-end :

 

Les illuminations de Noël

Késako ?

Toute la région s’illumine au sens littéral du terme au moment de Noël. De nombreuses décorations lumineuses sont installées dans toutes les villes par les municipalités en haut des rues, sur les monuments ou bâtiments publics et sur les arbres, mais aussi par les commerçants sur les devantures de leurs magasins, ou par les particuliers sur leurs maisons ou chez eux. Toutes ces lumières colorées s’allument à la tombée de la nuit.

Laissons parler les images plutôt que les mots ; voici à quoi ressemble Strasbourg en ce moment :

 

Origine :

La lumière est l’un des symboles religieux des fêtes de Noël. Initialement, la bougie, que l’on retrouve notamment sur la couronne de l’Avent, symbolise l’attente et la préparation de la venue de l’enfant Jésus. Avec le temps et la mondialisation des échanges culturels, cette bougie s’est laïcisée et a laissé place aux guirlandes électriques dont la première a été inventée en 1882 par Edward HIBBERD JOHNSON, un ami proche de Thomas EDISON.

C’est dans les années 1960, que sont apparues les premières illuminations de Noël installées par les villes. Elles sont, depuis les années 2000, de plus en plus utilisées par les particuliers qui rivalisent d’inventivité sur leurs maisons.

 

Avec mes yeux d’enfant… :

L’installation des éclairages de Noël marquait vraiment pour moi le début des festivités de fin d’année. Je revois avec mes yeux d’enfants le camion avec grue de la ville en train de les installer lorsque je rentrais de l’école. Cela me réjouissait énormément car je sentais que Noël et les fêtes approchaient….Et puis toute la ville devenait plus gai et colorée ! 🙂 #sourirerêveur

 

Aujourd’hui :

J’ai la sensation que les villes alsaciennes redoublent d’effort (et de dépenses) pour nous offrir chaque année des illuminations toujours plus belles ! (N.B : Pas très COP21 tout cela …bien que certaines villes seraient passées au LED à l’exemple de Paris pour l’éclairage des Champs Elysées)

Pour les particuliers, des concours sont organisées par certaines villes alsaciennes pour élire la plus belle maison décorée pour Noël. Certains mettent le paquet et transforment carrément leur devanture en attraction avec des guirlandes qui clignotent de partout, des pères Noël animés (des faux hein, des poupées quoi !) qui descendent et montent par la fenêtre ou de la musique de Noël en non stop…Impressionnant !

 

Les bredele

Késako ?

Les bredele sont des petits gâteaux fait maison et cuis au four que l’on confectionne spécialement pour Noël (mmmiaaam !). Les plus traditionnels sont les Butterbredele (au beurre) (mes prefs !) qui prennent des formes très différentes grâce à des emporte-pièce (pour rappel il s’agit du lot 2 à gagner dans le JEU CONCOURS spécial « Noël » de Maudus) : en forme d’étoile filante, de sapin, de père Noël, de bonhomme de neige, de lune, de cloche, de coeur…
Il en existent d’autres sortes : avec du chocolat, au pain d’épice, de la noix de coco, de la confiture, à la cannelle, aux noisettes… avec des noms reconnaissables par tous les alsaciens : Spritzbredele (en forme de grande nouille…je ne vois pas comment les décrire autrement), les Vanille Kipferl (les demi lunes), Anisbredele (petits dômes à l’anis)…etc.

La tradition veut que chaque foyer en confectionne à partir de décembre et en offre à ses amis, ses voisins, ses collègues, ses connaissances. Ils sont généralement sortis au moment du thé, du vin chaud ou du dessert et ils font bien entendu partie des friandises sur la table le soir du Réveillon. Les alsaciens ne lésinant pas sur la quantité, on en mange en principe jusqu’en janvier 🙂 !

photo article Noël Alsace 20-22

Ce sont les bredele cuisinés par mon amie Cindy que j’ai eu la chance de pouvoir dévorer ! 🙂

 

Origine :

Il faut remonter XIVème siècle pour trouver les premières recettes de Bredele à Strasbourg en Alsace.

On les appelle « bredele » ou « bredala » selon si l’on se situe dans le Bas ou le Haut-Rhin (je vote pour le 1 !).

Les bredele auraient à l’origine servis à décorer le sapin de Noël ; c’est pourquoi les maîtresses de maison alsaciennes leur auraient donné des formes diverses et variées. Les moules étaient alors fabriqués en terre cuite.

Ils commencent à se multiplier dans les foyers à partir du XIXème siècles avec l’apparition des emporte-pièces et des ingrédients de base plus accessibles.

Vous en trouvez aujourd’hui dans toutes les pâtisseries alsaciennes et dans les marchés de Noël.

 

Avec mes yeux d’enfant… :

Les bredele est l’un des mes symboles de Noël. Ma mère en faisant, mes grands-mères et tantes en font toujours avec des recettes bien à elles et secrètes qui ne se transmettront qu’au sein de la famille (que j’ai déjà en ma possession mais que je ne vous dirais pas mouahahaha #rirediabolique).

Je me souviens de cette émulation dans la cuisine au moment de leur préparation, ces odeurs reconnaissables qui envahissent la maison, et nous qui traînions dans les parages pour avoir le droit de lécher le reste de pâte dans les récipients…(chose que plus personne, adulte, ne se permet de faire bien entendu ! #mensonge).

En fonction du type de bredele que nous recevions en cadeau à la maison, je pouvais dire qui les avait fait :-). Ma soeur et moi recevions (recevons toujours) de ma grand-mère paternelle une boite en aluminium chacune contenant nos bredele préférés 🙂

 

Aujourd’hui :

Ce sont nous, les enfants, qui les cuisinons désormais également. Les bredele sont un formidable prétexte pour inviter ses amis (ou se faire inviter) à partager le thé ou le café ! Pas plus tard que la semaine dernière, nous avons fait une après-midi entre amis dont le thème principal était « la dégustation de bredele ». Pas plus tard que cet après-midi, je me rendrai chez d’autres amis pour un goûter spécial « Noël » et je suis sûre qu’ils seront là, posés sur la table…(yeux qui brillent)

 

DIY :

Voici la recette de mes bredele (les Butterbredele) préférés. Vous en trouverez d’autres sortes sur ce site dédié aux bredele : http://www.bredele.fr/. La plupart sont relativement simple à réaliser.

 

Le Christkindel

Késako ?

Le Christkindel (l’enfant jésus en alsacien) est un personnage mythique d’un Noël Alsacien. Il s’agit d’une petite fille angélique et féérique vêtue de blanc, ornée d’un voile et d’une couronne d’ange avec quatre bougies. Apparaissant comme très lumineuse, elle est l’enfant jésus personnifié et fait le tour des maisons au côté du Père Fouettard, pour donner des cadeaux aux enfants sages et les inviter à réciter des cantiques ou prières (cela ne vous rappelle pas quelqu’un ? Ce fameux Saint Nicolas !).

 

Origine :

Elle serait une déformation de la figure de Sainte-Lucie que l’on célébrait le 23 décembre  et qui incarnant la fertilité et l’annonce d’un nouveau cycle de la nature (toujours très fêtée dans les pays scandinaves).
Ce personnage aurait été créé par Luther au XVIe siècle, au moment de la Réforme protestante, pour concurrencer la Saint-Nicolas refusée et dont la célébration fut jugée trop païenne par les protestants.
C’est ainsi que le marché de Noël la Saint Nicolas de Strasbourg devint le « Chrischkindelmärik », le marché de l’enfant Jésus.

 

Avec mes yeux d’enfant… :

On apprenait beaucoup de chants de Noël en allemand dans les petites classes citant le nom de Christkindel. J’ai le souvenir d’avoir prononcé ce nom (sans savoir forcément ce qu’il représentait) des 100aines de fois étant enfant…

 

Aujourd’hui :

Bien que ce personnage soit moins connu que le Saint, Nicolas, le Christkindel apparait souvent dans les cortèges organisés courant du mois de décembre par les villes alsaciennes, à ses côtés et ceux du Père Fouettard. Très lumineuse et vêtue de blanc, il représente le bien et le personnage bon envers les enfants.

 

Les Mohrenkopf ou têtes de nègre

Késako ?

Oulala comment vous décrire le Morenkopf… C’est une friandise avec une base en biscuit et un dôme en chocolat (noir, au lait ou au chocolat blanc) contenant à l’intérieur des oeufs battus en neige. Vous en trouverez en vente dans tous les marchés de Noëls alsaciens et avec des goûts qui se sont diversifiés avec les années (au rhume, à la fraise, aux noisettes, à la menthe).

photo article Noël Alsace 2-23

Origine :

Je n’ai pas trouvé l’origine exacte des têtes de nègre, du moins en Alsace. On trouve apparemment des recettes équivalentes au Canada, en Suisse, et en Allemagne. Les premières seraient celles du Québec, inventées en 1901 par Théophile Viau.

 

Avec mes yeux d’enfant… :

Je tenais à vous parler de cette friandise que j’adore et que j’ai toujours adoré. Sérieusement, il faut que vous gouttiez !
Enfant, le dôme en chocolat était trop grand pour ma petite tête et je me retrouvais souvent avec le nez plein de blanc en neige…

 

Aujourd’hui :

J’en achète chaque mois de décembre pour mon propre plaisir et celui de mes invités. Vous pourrez certainement en trouver au supermarché mais rien n’égal ceux traditionnels vendus au marché de Noël.

Depuis quelques années, une polémique est née de son nom « Mohrenkopf » qui veut dire tête de nègre en alsacien. Il parait que l’on aurait plus le droit de les appeler comme cela. Vous les trouverez donc désormais sous le nom de « boule de neige » ou « tête au chocolat » ou encore « Schokoküsse (baiser au chocolat) ». Personnellement, je résiste et je pense que c’est de la bullshit ! J’ai appris cette appellation et l’ai toujours prononcée ainsi, même en présence de mes amis black, sans connotation négative ou raciste et je pense que c’est à partir du moment où l’on se pose trop de questions qu’il y a un problème…

 

DIY :

Honnêtement, je n’ai jamais tenté de cuisiner moi-même un Mohrenkopf mais j’ai trouvé cette recette. Dites-moi si vous y parvenez ! 🙂


C’est en mangeant un Mohrenkopf (oui parce que écrire un paragraphe dessus m’en a donné trop envie !) que je vous laisse. J’espère avoir réussi à vous donner un autre aperçu de la féérie et gourmandise qui règle dans cette région au moment de Noël.

 

Venez me le dire dans les commentaires ci-dessous…
Et partagez l’article si vous l’avez aimé !

 

Je vous invite à (re)découvrir les autres articles que j’ai dédié à Noël en Alsace :

Je vous souhaite des très belles fêtes de Noël !

 

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