J’évolue désormais dans une autre dimension.

Je suis sortie de la matrice.

Putain c’est trop bon. Et doux. Et différent.

Je deviens certainement encore plus une marginale aux yeux de certains 🙂. Ce qui est sûr, c’est que je choisis de sortir encore plus des sentiers battus.

Et j’adore ça !

J’ai toujours aimé être originale.

Je ne vois pas la matrice comme QUE négative.

D’ailleurs quand tu ne sais pas que tu y es, tu fais avec. Parce que c’est ainsi qu’on t’a appris. Parce que c’est comme ça. Parce qu’il faut (mais putainnnnn, c’est qui ce « il » ?????)

Une fois que tu commences à en sortir, tu te rends compte combien elle était crispante. Etouffante parfois même. Combien tu te contorsionnais pour y trouver ta place.

Une fois que tu en es complètement sortie, tu réalises combien tu n’avais rien compris.

Bienveillance envers moi-même hein !

Avant, j’avais trop de voiles devant les yeux. Et une fois que j’ai commencé à les ôter, tout un panel de peurs et de doutes m’ont assaillie. J’ai dû apprendre à les repousser. Les apprivoiser. Les dépasser. Faire avec.

Il fallait que je traverse tout cela pour comprendre.

Depuis peu, je sens que j’ai passé un énorme nuage de fumée. J’ai conscience que d’autres brouillards se présenteront à moi un jour ou l’autre.

Je suis prête à les affronter.

Mais pour l’instant, je savoure l’énorme couche de mon oignon que j’ai récemment ôtée.

Je vois les choses complètement différemment, comme si je les survolais.

J’évolue dans un nuage de coton.

Parfois, cela picote encore un peu.

Mon ancien moi qui cogite sur ce qu’elle devrait faire revient à la charge. Rapidement je me rappelle qu’il y a avant tout l’instant présent.

Que cela ne sert à rien de courir après mon bonheur. Il est déjà là.

J’ai vraiment cette sensation d’être au-dessus des problématiques qui m’habitaient auparavant.

J’ai pris de la hauteur quant aux bonnes questions à me poser quotidiennement.

Des questions philosophiques sur la Vie que je me posais déjà toute gamine. Je les ai remises en haut du panier.

Le voici dans lequel je pioche au gré de mon humeur :

Rappelle-toi Maude : Tu es là en vie pour un temps très limité (peut-être plus court que prévu), tu as la chance d’être en bonne santé, donc à quoi veux-tu passer tes journées ?

De quoi as-tu envie là tout de suite ?
Qu’est-ce que tu peux choisir aujourd’hui qui te mettra en JOIE ?
Est-ce que ce choix suscite vraiment de l’excitation intérieure (une vague vibrante au niveau du plexus solaire chez moi voire une envie de sourire et sautiller partout) ou tu l’envisages pour d’autres (mauvaises) raisons ?
Comment as-tu envie de te sentir dans l’expérience que tu vas vivre aujourd’hui ?
Prends-tu suffisamment le temps de vivre chaque instant ?

Je pourrais résumer par : Comment être heureuse aujourd’hui Maude ? Mais c’est trop abstrait pour moi pour faire des choix.

Tout le reste autour : quel métier je fais, quel est mon job, où j’habite, comment je gagne de l’argent, avec qui je suis, ce que je traverse, à quoi j’occupe mon temps ce ne sont que des détails en fait. Des moyens.

Des détails que je dois certes choisir en fonction des réponses à ces questions fondamentales mais ce n’est pas CA qui est important.

Ce n’est pas ça qui compte en bout de course (oui je parle bien de ma mort).

Ce sera juste : est-ce que je me suis éclatée dans ma vie ?
Je fais tout pour que la réponse soit un GRAND OUI !!!!

Ai-je profité de chaque instant ? Oh OUIIII !

Ai-je des regrets ? Je veux un franc NON !

Au gré de mes discussions et rencontres, je remarque en quelques mots si l’autre est également en dehors, en train d’en sortir ou embourbé dans la matrice.

Souvent, il me pose des questions ou me fait des remarques uniquement concernant la logistique de ma vie (ou de la sienne).

D’après le schéma qu’il a choisi de suivre lui.

Par exemple : « Est-ce que ton activité marche ? » Plutôt que « est-ce que tu aimes ce que tu fais ? »

Certaines phrases me marquent plus que d’autres. Encore. Mais différemment là aussi.

Je suis au-dessus. Comme si ça ne me touchait plus vraiment.

Je me détache inlassablement du regard des autres. Et ça aussi, putain que c’est bon !

Parce que ce n’est pas CA l’important.

A la fin, je vais retourner dans ma vie LIBRE dans laquelle je fais mes choix en pleine conscience pour kiffer le plus possible.

C’est MOI qui vis ma vie à chaque instant. Pas les autres.
C’est MOI qui ressens toutes ces émotions. Pas les autres.

Je les écoute toujours avec bienveillance et en souhaitant de tout mon coeur qu’ils me rejoignent un jour ou l’autre en dehors de la matrice, après avoir parcouru leur propre cheminement.

Avec douceur,

Maude dite Maudus
Créatrice de bonheur, romancière à succès et moi-même.

P.S : Photo de cet énorme papillon aperçu en Thaïlande car je suis sortie de ma chrysalide.

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