Une fête peut prendre différentes formes : apéro entre amis autour d’un saucisson, karaoké géant, danse sur les tables, fête déguisée avec des combats de super héros, après-midi spa entre copines, blind test où c’est le premier qui crie qui gagne…

Dans la plupart des cas, vous serez d’accord avec moi pour dire qu’une fête se déroule rarement dans le calme le plus total. Tout simplement parce que le bonheur d’être et de s’amuser ensemble, eh bien on a besoin de l’exprimer ! On a envie de manifester librement tout ce bonheur par des éclats de rires, des cris, des discussions animées, des exclamations, des chants joyeux, de la musique rythmée, des danses en talons… et cela sans restriction.

 

Or l’un des obstacles rabat-joie potentiel à toutes ces effusions de joie se trouve très très près de vous : il s’agit de vos voisins.

Une fête peut se dérouler dans différents lieux : dans la salle des fêtes de son village, en extérieur en soirée chaude d’été, perdu au fond des bois, loin de tout et de tout le monde (euh…suis-je en train de décrire malgré moi le début d’un film d’horreur ?) et où il est impossible que vous soyez une gêne pour quelqu’un (quoique les esprits des bois, les fantômes, les elfes, les loups-garous… bon ok ok j’arrête !).

 

Mais lorsque vous invitez vos amis dans votre humble chez-vous – ce qui est quand même l’option la plus évidente et la moins coûteuse – il est fort probable que le bruit que vous allez générer gênera quelqu’un (surtout si cette personne n’a pas la chance de s’amuser autant que vous et d’être aussi bien entourée). Et l’effet est bien entendu démultiplié lorsque vous habitez en ville dans un appartement plutôt que dans une maison à la campagne.

 

Tout en faisant un petit clin d’oeil à Christelle qui est celle qui m’a donné l’idée de cet article et que j’ai rencontrée dans un bar strasbourgeois autour d’un verre suite à un commentaire qu’elle avait laissé à la suite de l’interview que Lyvia du site Je me casse a faite de moi (magique les opportunités que crée la vie et Internet, vous ne trouvez pas ?), je vous propose une série d’actions afin de gérer la problématique de vos voisins lorsque vous organisez une fête.

Vous aurez ainsi l’embarras du choix pour avoir la tranquillité de faire autant de bruit sans être interrompu par des rabats-joie – les fameux voisins ou piiiiire, des policiers – qui viendraient casser l’ambiance en une fraction de seconde.

Les alternatives

Tout d’abord, voici les options qui permettent de contourner le problème. A envisager si vous ne voulez pas du tout vous soucier de la problématique « voisin ».

  • Ne faites que l’apéro chez vous puis sortez ensuite faire la fête à l’extérieur
  • Louez une salle si vous en avez le budget (quoiqu’ayant déjà organisé mes anniversaires dans des salles louées, certaines étaient également assorties de règles envers le voisinage à respecter. Il s’agit toutefois en principe d’un public déjà plus averti et habitué).
  • Investissez un lieu perdu à la campagne, dans les bois, dans la nature…
  • Faites la fête dans l’après-midi.

« Oui bon tu es bien sympa Maudus mais moi je veux organiser ma crémaillère donc inviter mes proches dans mon nouvel appartement pour l’inaugurer ! » Oui oui j’ai compris ; voici les précieux conseils que je peux vous donner vis à vis de vos voisins :

 

Respectez la loi

Ahah mon côté juriste vient de se réveiller d’un coup brusque ! 😀

Blague à part, je trouve cela intéressant de se pencher sur ce que dit spécifiquement la loi et je pense que cela peut être utile pour se défendre ou éviter les ennuis.

 

La loi définit le tapage nocturne comme étant des bruits commis entre 22h et 7h (attention le tapage diurne existe aussi !) qui troublent la tranquillité des tiers et qui peuvent être provoqués par une personne, une chose ou un animal. Il n’est pas nécessaire que ces bruits soient répétitifs, intensifs ou perdurent dans le temps. Ces règles valent quel que soit le jour de l’année, même pour le Réveillon !

Même si la meilleure façon d’agir est de tenter de résoudre le conflit à l’amiable en allant discuter avec son voisin bruyant, en lui écrivant ou autre, les victimes de tapages nocturnes peuvent appeler les forces de l’ordre pour le faire constater ou porter plainte.

Les policiers ou gendarmes qui constatent un tapage nocturne peuvent infliger une amende de 68 € qui passe à 180 € si elle n’est pas payée dans un délai de 45 jours.

En cas de plainte, l’affaire peut être portée par la victime jusque devant les tribunaux pour obtenir des mesures de cessation du bruit et des dommage et intérêts si elle apporte la preuve d’un préjudice causé par ce tapage nocturne. Le fautif encourra alors jusqu’à 450 € d’amende et 750€ en cas de récidive.

 

En respectant la loi, vous évitez le risque de vous voir infliger l’une de ces sanctions. Bon je vous l’accorde, si l’ambiance de votre fiesta est retombée et tous vos invités partis avant 22h, c’est que vous avez besoin de mes conseils pour organiser une fête réussie… 😉

Prévenez vos voisins

Par un mot affiché à plusieurs endroits dans votre immeuble, un mot individuel dans leurs boites aux lettres, ou scotché sur chacun des portes. Un mot qui les informera tout simplement. Un mot dans lequel vous pouvez même vous excuser par avance du bruit éventuel occasionné.

Si vous en avez le temps et le courage, pourquoi pas même toquer à chacune des portes pour communiquer votre message. De visu, peu de personnes oseront être désagréables ou catégoriques.

 

Cela vous fatigue d’avance ? Vous n’osez pas ? Mettez vous deux secondes à la place de celui qui lirait ce mot : n’êtes-vous pas tout de suite plus tolérant et zen quant à cette idée ? Indiquez leur ce que vous fêtez et pourquoi vous êtes heureux de le faire.

De cette façon, lorsque le bruit débutera, vos voisins ne seront pas surpris, en colère, pris au dépourvu. Je l’ai moi-même souvent constaté lorsque mes voisins font la fête. Lorsque l’on est mis au courant de la raison du bruit, on s’identifie plus naturellement au faiseur de bruit et l’on est plus conditionné à l’accepter.

Et puis c’est super sympa de trouver un mot de personnes que l’on ne connaît pas forcément. Pour peu qu’il soit drôle en plus, cela peut leur donner envie de vous rencontrer plutôt que de vous engueuler…

Laissez leur votre numéro de téléphone

C’est un petit plus que je conseille vivement.

Un de mes voisins a fait cela avec moi après que j’ai râlé un jour concernant une soirée un peu trop bruyante (je ne suis pas trop chiante sur le sujet je crois mais de la sono à fond à 5h du mat qui m’avait réveillée en sursaut…). Il s’est excusé et m’a donné son numéro de téléphone pour pouvoir lui envoyer un sms une prochaine fois si je trouvais que cela été trop fort.

Résultat : je ne l’ai contacté qu’une fois en 3 ans de fiestas régulières. Je savais que j’avais cette possibilité, ce joker, et qu’il allait être coopératif ; j’étais ainsi bien plus tolérante !

Invitez-les à votre fête !

C’est le cas de figure IDÉAL : transformer ses voisins potentiellement râleurs en fêtards ! Profitez du mot que vous leur laissez pour les inviter à se joindre à vous.

Cependant, cela nécessite qu’ils soient un temps soit peu accessibles, plutôt sympas, et surtout que vous ayez envie de les voir à votre fête ! Mais qui ne tente rien n’a rien. Essayez de les inviter ; au pire des cas cela les détendra surement…

 

Mes nouvelles voisines ont récemment réunis ces trois conseils en un seul : elles ont laissé un mot sur chacune des portes de l’immeuble avec leur numéro de téléphone en cas de problème, en s’excusant par avance de la gêne occasionnée, et en nous (autres habitants de l’immeuble) invitant tous à les rejoindre à leur crémaillère. Elles ont pu festoyer une bonne partie de la nuit et à ma connaissance sans râlerie.

Mettez en garde gentiment vos invités

Eh oui vos invités sont finalement la source première génératrice de bruit. Ils ne le font pas exprès ; lorsque l’on est pris dans le feu de l’action festive, on oublie positivement tout ce qui nous entoure…

Pour exemple, moi-même qui habite en plein centre ville, j’oublie et parle souvent à voix haute dans les rues avec mes amis en plein milieu de la nuit, oubliant que les habitants d’appartements entendent le moindre mot de ce que l’on dit comme je l’entends moi-même une fois dans le calme…

 

Je vous conseille donc d’ajouter un petit mot sympathique dans votre invitation en amont de votre fête en demandant à vos amis de « penser au voisinage ». Cela ne vous coûtera rien, sensibilisera les personnes présentes et évitera de faire un rappel à l’ordre au milieu de votre fête, cassant ainsi l’ambiance bien installée…(pas dit que cela ne soit toutefois pas nécessaire un moment donné !)

Une fois chez vous, sans pour autant tomber dans la paranoïa et être rabat-joie, vous êtes en droit de calmer le jeu quand vous sentez que l’ambiance sonore dépasse le niveau toléré. C’est vous la ou le maître des lieux.

 

Gérez les sorties cigarettes 

Dans le même ordre d’idée, pensez à rappeler à vos amis fumeurs les règles en matière de cigarettes si vous ne souhaitez pas qu’ils fument dans votre appartement.

Moi je ne fume pas donc j’ai tendance à souvent oublier cette problématique. Mais je sais que l’une de mes voisines a des potes fumeurs. Comment ? Parce que je les entends de nombreuses fois descendre et remonter bruyamment les escaliers laissant derrière eux une odeur nauséabonde ou discuter dans la cour et sous mes fenêtres. Tout cela contribue aussi au tapage nocturne et peu vite agacer.

 

Offrez des petits présents à vos voisins le lendemain 

Vous êtes le lendemain de votre fête, cela a été le délire chez vous toute la nuit ! Vous vous réveillez sur un petit nuage, la tête dans le brouillard mais heureux de ces purs moments passés à vous amuser avec vos potes.

Toutefois vous sentez bien que vous avez dépassé les bornes au niveau sonore. Vous redoutez d’avoir des remarques et de croiser des voisins mécontents… ou pire, vous en avez déjà des mots qui vous attendent accrochés sur votre porte ou dans votre boite aux lettres. La honte ! Il va falloir raser les murs à chaque fois que vous sortirez de chez vous…

 

Bon calmos, il n’y pas mort d’homme. Il ne vous reste plus qu’à calmer le jeu en toquant chez chacun d’eux pour vous excuser. Mais pffff chiant un peu, non ? Pas envie de se faire enguirlander à chaque pas de porte et je vous comprends.

Je vous propose deux alternatives complémentaires bien plus funs, indolores et qui vous permettront de rester dans un esprit festif :

  1. Un petit mot d’excuse ou de remerciement de vous avoir laissé fêter sans objection. Sur ce mot, il ne s’agit pas de promettre que cela ne se reproduira plus (bah oui vous n’allez pas vous auto-interdire de faire la fête quand même !), mais vous pouvez y laisser votre numéro de téléphone et en les inviter pour la prochaine fois (cf. conseils 3 et 4).

 

  1. Leur offrir un petit présent à déposer devant leurs portes. Des petits chocolats, une fleur ou une boite de boule quies si vous êtes très comiques (et audacieux ! ;-)).

Vos voisins n’en seront que plus ravis et prompts à vous laisser renouveler l’expérience !

dessin voisin

Et vous ? Avez-vous d’autres idées ou suggestions pour gérer vos voisins lorsque vous organisez une fête ?

Venez me raconter tout cela dans les commentaires ci-dessous !
N’hésitez pas à partager cet article s’il vous a plu !

 

Reçevez mes 3 habitudes de Vie indispensables à mon bonheur (que je vous recommande !)

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