J’ai tellement de choses à te raconter de ma semaine passée !

J’étais en ateliers de développement personnel (de Lise Bourbeau, livres que j’ai dévorés cet été et qui m’ont permis de commencer à explorer mes zones d’ombre) et j’en ressors tellement plus riche de nouveaux outils, prises de conscience, connaissance de moi-même, expériences étonnantes et de rencontres.

Voici la première chose que j’ai envie de te partager :

Je suis à table avec de presque inconnus, curieux de ce que je suis en train de vivre (oui parce que de rencontre en rencontre je me suis retrouvée à déjeuner avec des amis d’une participante avec qui j’ai sympathisé. C’est ça la magie de la vie !😄), et on me demande : « Alors, quel est le profil des gens qui sont avec vous ? D’où viennent-ils ? Que font-ils dans la vie ? »

Je réfléchis un instant…. Pour la plupart, je ne sais pas. Je viens de passer 4 jours avec ces personnes et j’ai à peine retenu leurs prénoms pour être honnête.

« Je ne sais pas mais ce n’est pas ça l’important » je réponds.

C’est tellement ce que je ressens.

J’ai pourtant partagé quelque chose de très spécial avec eux. Des échanges qui m’ont beaucoup apporté et qui resteront gravés à jamais dans ma mémoire, pour sûr.

Combien de gens as-tu déjà rencontrés dans ta vie, discuté sur ce qu’ils faisaient et tu ne t’en souviens plus ? De combien d’autres tu ne te rappelles plus de leur nom, lieu d’habilitation et pourtant tu gardes un souvenir incroyable de ce que vous avez vécu ensemble ?

Je repense à cette grand-mère dont je ne savais rien, que j’ai croisée dans le tram il y a une dizaine d’années alors que j’étais triste, et qui m’a rassurée par une phrase philosophique qui m’a fait teeeellement de bien.

Ou cette prof d’allemand au lycée dont j’ai même oublié le visage, qui m’a donné un conseil sur mon avenir qui a résonné en moi et que je n’ai jamais oublié.

Tu n’as pas toujours besoin de connaître les détails pour qu’une personne compte et qu’une expérience face la différence.

Mes camarades d’atelier, je ne sais pas qui ils sont au sens de l’étiquette sociale. Je sais pourtant qui ils sont pour de vrai.

Je me sens très proches d’eux alors qu’il est probable que je ne les revoie plus jamais. J’ai ri avec beaucoup, pleuré en présence d’autres. Je me suis confiée (et vice versa). Nous avons parlé de nos peurs, de nos blessures, de nos désirs. Nous nous sommes aidés, soutenus. Nous nous sommes regardés dans les yeux, sans rien dire. Nous nous sommes envoyés de l’amour inconditionnel avec le coeur. Et c’était fort, très fort !

Avec certains, je n’ai pas échangé un mot et pourtant, j’ai eu l’impression d’être connectée directement à qui ils sont vraiment, derrière la couche de masques sociaux et d’armure anti-sensibilité. J’ai eu l’impression que nous étions vraiment connectés d’âme à âme. Et ça, c’était juste MAGIQUE.

C’était ça qui comptait : l’authenticité qui régnait entre nous. La vraie.

Comme lorsque tu es avec tes amis, les vrais, ceux qui te connaissent parfaitement, tu n’as pas forcément besoin de passer en revue ces questions là. C’est faisable mais pas indispensable pour te connecter et passer un excellent moment. Tu as juste à être TOI.

Pour moi, les sujets liés à nos étiquettes sociales (ton job, ton statut marital, ton âge, où tu habites, quelle voiture tu possèdes, ton style vestimentaire,…) sont un peu du même acabit que de parler de la pluie et du beau temps. Tu restes en surface. Ils peuvent être la porte d’entrée à un échange plus profond, mais ils deviennent intéressants que lorsque tu y mets du coeur, de la passion, que tu expliques ce qui se cache derrière.

Si tu me parles de combien ton job te passionne ou t’emmerde et pourquoi, là je connecte bien plus avec toi que si tu me récites en quoi il consiste. 

Si tu me racontes ce que tu as ressenti lors de ta dernière sortie avec tes enfants, les yeux brillants, là je vis la chose avec toi plutôt que tu m’énonces leur âge et leurs noms et c’est tout.

C’est pourquoi j’ai toujours tant de mal avec cette question classique lors d’une rencontre : « Et toi ? Tu fais quoi dans la vie ? »

C’est pourquoi dans mes ateliers avec mes clients je propose toujours une première approche du style « Raconte-moi quelque chose que tu adores dans la vie » ou « Raconte-moi quelque chose de chelou que tu aimes faire ».

Tout de suite, cela détend l’atmosphère et cela nous connecte autrement. Penses-y la prochaine fois que tu rencontreras une nouvelle personne 😉

L’authenticité et l’émotion. C’est d’ailleurs pour cela que je me livre tellement à toi, que je te raconte des bouts de mon histoire.
C’est pour cela que j’adore recevoir des message de certains d’entre vous, me partageant de ce qui a résonné en eux dans mes écrits, ce qui se passe en vous en ce moment.

La connexion est tellement plus enrichissante !

Avec passion pour la complexité de l’être humain,

Maude alias Maudus, qui sort petit à petit de la forêt.

Une belle façon de nous connecter l’un à l’autre est de suivre mon cours gratuit dans lequel je te partage l’une de mes pratiques quotidiennes que j’adore et qui m’aide à rester dans la gratitude de tout ce que je vis : http://eepurl.com/dK2w3-/

PS: Pas de photo de moi pour une fois car « Ce n’est pas ça l’important ».

Pin It on Pinterest

Shares
Share This